Cohérence Socialiste et les Etats généraux du PS

ScreenShot254 Cohérence Socialiste s’est engagé dans les états généraux du Parti Socialiste, à travers une grande consultation en ligne qui a servi de base à une journée délibérative. Elle a eu lieu le samedi 4 octobre : plus de 90 personnes ont débattu dans quatre ateliers différents, correspondant aux thèmes sur lesquels nous avons estimé collectivement que nous devions porter une parole.

Pour retrouver le compte-rendu de nos échanges, cliquez ici

Pour retrouver la brochure de synthèse de la journée, c’est là.

Ces discussions en ateliers, menées avec des méthodes innovantes, ont abouti aux contributions ci-dessous que nous vous invitons à reprendre, à partager et à défendre devant vos sections, si vous estimez que ces positions issues d’un travail collectif reflètent la position que doit adopter le Parti socialiste du XXIe siècle.
Vous pouvez compter sur notre engagement à défendre un renouvellement des idées et des pratiques politiques. Il est temps d’agir.

Retrouvez les 4 contributions déposées par Cohérence Socialiste lors des Etats Généraux du Parti Socialiste :

Europe et souveraineté : notre contribution aux #EGPS

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Cohérence Socialiste fait un constat lucide : alors qu’elle était au cœur des espoirs de plusieurs générations, et qu’elle s’incarne davantage chaque jour dans la vie de nos concitoyens, beaucoup parmi nos compatriotes perçoivent l’Europe comme une construction technocratique qui serait également destructrice des avancées sociales et du modèle culturel français. Au fur et à mesure, les Européens se sont éloignés de ce qui devrait pourtant être notre Europe.

Nous socialistes, nous devons donc réinventer une Europe qui soit à la fois plus démocratique, plus juste et qui porte un projet au-delà de ses propres frontières.

Tout d’abord, l’Union européenne doit retrouver un élan démocratique, condition nécessaire pour que chaque citoyen européen renoue avec ce projet politique continental. A ce titre, Parlements nationaux et Parlement européen doivent être unis par une interconnexion plus forte, pourquoi pas grâce à une séance régulière de « Questions aux députés européens », sur le modèle des Questions au gouvernement, pour faire de l’Assemblée une chambre d’écho efficace de l’action européenne.

Pour que chaque citoyen se retrouve en l’Union européenne, il doit pouvoir se sentir citoyen européen. Dès lors, il convient d’abord de réintroduire une dimension transnationale dans le scrutin européen : circonscriptions transnationales, candidat d’une autre nationalité national obligatoire sur chaque liste. Nous proposons que seules les listes représentées lors des élections européennes dans trois pays différents puissent se présenter : ceci permettrait de dire aux électeurs avec qui les candidats élus siégeront au Parlement européen. Nous proposons un référendum par mandature sur un sujet d’avenir pour l’Europe. A l’occasion des élections européennes, chaque parti s’engagerait à préciser durant sa campagne la proposition qu’il soumettra au vote citoyen.

L’’Europe doit se faire plus juste, en engageant une réelle lutte contre le dumping social et fiscal, afin de cesser d’être une Union de la concurrence entre Etats membres : l’harmonisation fiscale est la clé de ce rééquilibrage européen, associée à une harmonisation des normes sociales et environnementales.

Cette harmonisation est primordiale afin que l’Europe puisse peser dans les négociations commerciales internationales et qu’elle puisse apparaître comme une puissance unie, en particulier pour défendre une certaine idée de la culture européenne. Mais pour exister sur la scène internationale et affirmer une souveraineté réellement européenne, l’Union devra se doter d’une réelle politique de défense commune, se traduisant par des dépenses militaires coordonnées entre Etats membres.

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Laïcité et République : notre contribution aux #EGPS

laiPour Cohérence Socialiste, le rôle du PS est de porter une réflexion, ouverte à tous, sur la laïcité d’aujourd’hui et de demain. Créer un groupe d’action et de veille pour la laïcité au sein du PS, qui produirait un rapport d’évaluation et de prospective annuel, soumis à validation par l’ensemble de nos militants, forcerait à une remise en marche de la réflexion sur ce sujet hélas trop délaissé. Mettre en conformité nos valeurs émancipatrices et nos comportements dans la vie publique est un impératif pour nos élus, qui ne devraient pas assister à des offices religieux dans le cadre de leur mandat. En revanche, nos élus doivent rencontrer régulièrement tous les représentants des différents cultes, dans l’exercice de leur mandat, avec tolérance et neutralité, pour favoriser l’unité de la communauté nationale. Ceci pourrait être formalisé dans une charte de comportement laïc des élus PS.  La laïcité, plutôt qu’un étendard brandi par les extrémismes pour attiser les tensions, doit devenir un liant destiné à apaiser les relations entre les individus, dans le cadre d’un dialogue mûr entre l’Etat, le citoyen et les représentants des cultes. Elle doit permettre de faire ensemble société.

Dans un contexte de résurgence du sentiment communautaire, doublé par une instrumentalisation du fait religieux, Cohérence Socialiste rappelle l’importance de la formation et de l’information des citoyens, dont la responsabilité incombe à tous : politiques, médias et Ecole. Nous estimons que la laïcité doit être au cœur d’un enseignement spécifique, dès l’école primaire et dans le secondaire. Les enseignants devant être eux-mêmes formés en conséquence.

La religion doit rester une valeur privée, qui n’influence pas la sphère publique : il faut « laïciser la laïcité » ! Cela signifie des espaces et services publics régulés pour maitriser l’emprise des religions avec un cadre juridique renforcé pour garantir les droits de chacun.

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Croissance et social-écologie : notre contribution aux #EGPS

ecoCohérence Socialiste se positionne en faveur d’une croissance durable, soit plus de valeur-ajoutée avec moins d’énergie, moins de matières premières et de pollution en créant et en innovant. Intelligence collective, progrès, humanisme, loi des hommes et capacité à maîtriser leur destin, culture scientifique et recherche en mouvement, arbitrage des risques en toute connaissance de cause mais aussi optimisme : ce sont toutes nos valeurs qui placent l’écologie au cœur des préoccupations socialistes du 21ème siècle.

Nous voulons parier sur l’économie collaborative et l’économie sociale pour dépasser le capitalisme financier, favoriser le long terme et la réduction des impacts sur l’environnement, prendre en compte la nouvelle donne de la globalisation en fixant le bon niveau de décision (local, France, Europe, International), créer des offres locales qualitatives et écologiquement douces, basées sur des circuits courts.

Pour ce faire, nos propositions doivent être nombreuses, réalistes et efficaces : mettre les citoyens au cœur de la transition écologique en donnant aux lanceurs d’alerte écologique moyens et protection, donner aux territoires toute latitude pour agir, et créer une organisation internationale de l’environnement aussi puissante que l’OMC. Nous voulons intégrer les coûts écologiques d’un produit et de l’ensemble de son cycle de vie dans son coût final, des étiquettes de produits détaillées pour mieux informer, une fiscalité écologique fondée sur le principe pollueur-payeur, fléchée vers des projets liés à la transition écologique.

Le principe de précaution ne doit pas être un principe d’interdiction mais au contraire nous permettre de mener les recherches pertinentes pour trouver les solutions innovantes. Il est temps de transformer les questions de pollution chimique en un combat politique qui s’étend des conditions de production agricole à la politique de santé. Par la formation et l’éducation, en particulier des médecins, nous voulons développer la culture scientifique de la prévention.

En somme nous voulons reformuler notre projet de société pour passer d’une simple logique de la réparation à une logique de l’anticipation. Pour ce faire la social-écologie est une chance unique de renouer avec un sens collectif de l’action politique.

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Démocratie et représentation : notre contribution aux #EGPS

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Cohérence Socialiste estime que notre démocratie souffre à la fois d’un manque de représentativité, d’une remise en cause croissante de la légitimité des représentants politiques et d’un sentiment d’inefficacité. Cela conduit à un l’éloignement, volontaire ou non, du citoyen de la vie politique et à une cruelle absence de réactivité du champ politique face à la société, à ses interrogations, ses attentes et ses modes d’information.

Pour dépasser ce constat d’échec, le Parti Socialiste doit rénover ses pratiques et proposer des idées en mesure de changer profondément la façon dont le monde politique se vit et apparaît au citoyen. En interne, le vote des militants du parti doit être respecté systématiquement, ce qui passe par un renforcement des instances de contrôle des statuts. La reconstruction d’un modèle représentatif suppose aussi de mettre en place des aménagements au système électoral actuel. Nous devons réaffirmer la nécessité d’une ouverture du droit de vote aux habitants de nos villes et villages et qui ne sont pas citoyens de l’Union Européenne lors des élections locales. Pour que la politique ne soit plus un univers lointain et ignoré, il nous faut nous positionner en faveur du vote obligatoire, tout en assurant parallèlement une reconnaissance réelle du vote blanc, qui entraînerait l’annulation d’une élection s’il était majoritaire.

Enfin, pour rendre plus sain et plus cohérent le rythme de la vie politique, le Parti Socialiste doit proposer de mettre en place les élections législatives et présidentielles de façon concomitante. L’objectif est d’éviter que l’élection législative ne soit qu’un troisième tour des élections présidentielles et ne donne à l’Assemblée élue qu’un caractère secondaire dans l’univers politique. Cette revalorisation du Parlement doit s’accompagner de la suppression du droit de dissolution : une démocratie mature suppose un rééquilibrage des pouvoirs entre le Parlement et le pouvoir exécutif. Pour rendre plus lisible le pouvoir exécutif, nous devrions porter le projet de suppression du Premier ministre. Le Parti socialiste doit également lutter pour faire du Sénat une instance qui représente effectivement les territoires. Des élections au suffrage universel direct, à mi-mandat présidentiel, sur des listes régionales, seraient une solution pour redynamiser cette assemblée.

Ces propositions, inspirées par l’esprit de responsabilité et le désir aigu de redonner de la force à notre République, répondent à une série d’exigences : représentativité, transparence,  légitimité et efficacité, fondements pour les socialistes de la démocratie du XXIème siècle.

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