Démocratie et représentation : notre contribution aux #EGPS

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Cohérence Socialiste estime que notre démocratie souffre à la fois d’un manque de représentativité, d’une remise en cause croissante de la légitimité des représentants politiques et d’un sentiment d’inefficacité. Cela conduit à un l’éloignement, volontaire ou non, du citoyen de la vie politique et à une cruelle absence de réactivité du champ politique face à la société, à ses interrogations, ses attentes et ses modes d’information.

Pour dépasser ce constat d’échec, le Parti Socialiste doit rénover ses pratiques et proposer des idées en mesure de changer profondément la façon dont le monde politique se vit et apparaît au citoyen. En interne, le vote des militants du parti doit être respecté systématiquement, ce qui passe par un renforcement des instances de contrôle des statuts. La reconstruction d’un modèle représentatif suppose aussi de mettre en place des aménagements au système électoral actuel. Nous devons réaffirmer la nécessité d’une ouverture du droit de vote aux habitants de nos villes et villages et qui ne sont pas citoyens de l’Union Européenne lors des élections locales. Pour que la politique ne soit plus un univers lointain et ignoré, il nous faut nous positionner en faveur du vote obligatoire, tout en assurant parallèlement une reconnaissance réelle du vote blanc, qui entraînerait l’annulation d’une élection s’il était majoritaire.

Enfin, pour rendre plus sain et plus cohérent le rythme de la vie politique, le Parti Socialiste doit proposer de mettre en place les élections législatives et présidentielles de façon concomitante. L’objectif est d’éviter que l’élection législative ne soit qu’un troisième tour des élections présidentielles et ne donne à l’Assemblée élue qu’un caractère secondaire dans l’univers politique. Cette revalorisation du Parlement doit s’accompagner de la suppression du droit de dissolution : une démocratie mature suppose un rééquilibrage des pouvoirs entre le Parlement et le pouvoir exécutif. Pour rendre plus lisible le pouvoir exécutif, nous devrions porter le projet de suppression du Premier ministre. Le Parti socialiste doit également lutter pour faire du Sénat une instance qui représente effectivement les territoires. Des élections au suffrage universel direct, à mi-mandat présidentiel, sur des listes régionales, seraient une solution pour redynamiser cette assemblée.

Ces propositions, inspirées par l’esprit de responsabilité et le désir aigu de redonner de la force à notre République, répondent à une série d’exigences : représentativité, transparence,  légitimité et efficacité, fondements pour les socialistes de la démocratie du XXIème siècle.

CS états généraux.pdf by coherencesocialiste